« Je suis peintre avant tout, c’est la raison pour laquelle je délègue à Trigone toute la partie comptable, fiscale et administrative.»

 

Daniel Uytterhaeghe, alias DUYTTER, est un talentueux artiste peintre de notre région.

C’est dans sa demeure et en compagnie de Christelle son épouse et inconditionnel soutien que ce véritable génie aborde sa passion pour la peinture, la découverte de son talent et la gestion de son activité.

Enfant du pays, Daniel a été formé à l’Ecole Supérieure des Arts Appliqués et du Textile (ESAAT) de Roubaix puis est devenu dessinateur en création textile pour le vestimentaire et l'ameublement.

En 1984, naissent ses premières œuvres inspirées de scènes urbaines et de la vie quotidienne observées lors de ses voyages et reproduites avec un réalisme surprenant et époustouflant.

 

 

Daniel, votre talent est connu et reconnu. Votre génie est-il inné ou venu avec le temps ?

 

« Dès mon plus jeune âge, accroché à la poussette de ma mère en revenant de l’école, j’étais fasciné par l’odeur de la pluie qui tombe sur le bitume sec, le reflet des réverbères et des phares de voitures sur le sol. Je pense que tout provient de cette époque. Je regarde et admire la vie en ville et ses lumières qui se posent sur les gens, les architectures, les routes….

A l’âge de 5 ans, sous l’impulsion de mes professeurs, premiers témoins de ma fibre artistique, je peins ma première fresque murale, composée essentiellement d’animaux, sur les soubassements de ma classe.

Puis à 14 ans, arrive ma 1ère commande de portrait et à 16 ans je peins mon premier paysage à l’huile.

Mais c’est à l’ESAAT (de 1979 à 1985) que j’ai réellement acquis la technique. A cette époque, il fallait réussir le concours d’entrée pour être accepté.

J’ai rencontré d’excellents professeurs qui m’ont enseigné la technique de la peinture, du dessin, des croquis, les perspectives et profondeurs ; un peu comme le solfège pour un musicien.

Ensuite pendant 22 ans j’ai travaillé dans une entreprise en tant que dessinateur graphiste en création textile. A noter que c’est l’un des ingénieurs de cette société qui est l’inventeur du transfert à chaud (méthode qui permet d’imprimer des motifs sur les tissus).

En Janvier 2007, à la fermeture de la société, j’ai fait place nette à ma passion : la peinture.

L’aventure commence réellement  lors de ma  rencontre avec Sophie Doutriaux de la Galerie Raison d’Art à Lille en Février 2007.

Deux mois après, ma 1ère exposition remporte un vif succès : toutes mes toiles se sont vendues très rapidement. Je ne m’y attendais pas. »

 

 

Vous vous inspirez de moments de la vie quotidienne et sur vos toiles vous les sublimez. Sans dévoiler vos secrets, par quelles prouesses y parvenez-vous ?

 

« Par mon envie, mon émerveillement pour la vie en ville, mon inspiration, mes souvenirs d’enfant et aussi je dois le dire par ma mauvaise vue qui me permet de synthétiser les choses.

Toutes les œuvres réalisées jusqu’à présent sont inspirées de scènes urbaines ou de vie prises en photo (par mon épouse ou moi-même) au cours de nos voyages ou en nous baladant simplement en ville.

Rentré chez moi, je peins la scène sans tomber dans l’hyperréalisme. Je ne reproduis pas exactement la photo. Par touches et par effets, je fais ressortir l’émotion, l’ambiance, telles que je les ai ressenties à ce moment là.

Pour l’aspect technique, je ne commence jamais une peinture sur un fond blanc. Je peins systématiquement un fond coloré qui me donne de suite une ambiance, une atmosphère. Je trace ensuite au pinceau mon croquis en noir et blanc pour mettre en valeur les lumières, les ombres  et les contrastes. C’est lorsque seulement je suis satisfait du résultat que j’y ajoute la couleur. »

Vous êtes artiste mais vous devez gérer aussi votre activité. Vous devez faire face aux mêmes problématiques que tout chef d’entreprise en passant de l’aspect commercial aux respects de vos obligations fiscales et sociales. Quelles aides vous apporte Trigone au quotidien ?

« La notion de chef d’entreprise est pour moi un bien grand mot. Je suis peintre avant tout, c’est la raison pour laquelle je délègue à Trigone toute la partie comptable, fiscale et administrative.

Grâce à l’efficacité de Mme ROULLEAU et d’Edvina ANDOUCHE, sa collaboratrice, je peux me consacrer à la peinture.

Un autre point très important, Christelle, mon épouse, m’offre un véritable confort de vie. Je peux compter entièrement sur elle.

Il faut vraiment que mon esprit soit libéré de toutes contraintes, y compris et surtout tout ce qui est d’ordre administratif.

Je suis donc très heureux de pouvoir me reposer sur Trigone sachant que le travail est bien fait et l’accueil au bureau d’Annoeullin est vraiment sympathique. »

 

 

Daniel n’hésite pas à mettre son talent au profit d’actions caritatives en faveur notamment de l’association DigestScience  (Fondation de recherche sur les maladies de l'appareil digestif et la nutrition) avec des artistes renommés  tels que Calogéro et Louis Bertignac.

 

 Ces œuvres de Duytter, co-signées par chacun des artistes, ont été vendues aux enchères au profit de la fondation.